Manière de travailler
Ma méthode
Après dix-sept ans, j'ai fini par comprendre que la plupart des projets qui échouent ne le font pas pour des raisons techniques. Ils échouent parce que personne n'a dit assez tôt qu'on n'était pas d'accord. Toute ma méthode consiste à provoquer ces désaccords le plus tôt possible, quand ils coûtent encore une conversation et pas un budget.
Le premier appel
30 minutes · gratuit · sans engagement
Je pose beaucoup plus de questions que je n'apporte de réponses. Votre activité, vos clients, ce qui vous fait perdre du temps, ce que vous avez déjà tenté, votre budget approximatif et votre échéance. À la fin, je vous dis si je suis la bonne personne. Il m'arrive régulièrement de répondre non et d'orienter vers quelqu'un d'autre — c'est plus rentable pour tout le monde à long terme.
L'audit et la proposition
3 à 5 jours ouvrés
J'analyse l'existant : votre site, vos outils, vos flux de travail, vos données. Vous recevez ensuite un document de huit à vingt pages qui décrit le contexte tel que je l'ai compris, le périmètre proposé, les options, les hypothèses, le planning, les responsabilités de chacun et le prix bloc par bloc. Ce document vous appartient, y compris si nous n'allons pas plus loin.
La maquette ou le prototype
1 à 2 semaines
Selon la nature du projet : maquettes cliquables pour un site, prototype fonctionnel d'un premier automatisme pour une mission IA, squelette navigable pour une application. L'objectif est de rendre le projet manipulable avant que le gros du budget ne soit engagé. C'est le meilleur moment pour changer d'avis.
Le développement par lots
2 à 12 semaines selon le projet
Découpage en modules livrés successivement sur un environnement de test accessible en permanence. Un point hebdomadaire de trente minutes, une note écrite après chaque livraison. Vous n'attendez jamais plus de deux semaines pour voir quelque chose de tangible. Les demandes de changement sont chiffrées à part et vous décidez.
La recette et la mise en ligne
3 à 7 jours
Tests sur navigateurs et appareils réels, vérification des performances, de l'accessibilité et du référencement, contrôle des formulaires et des envois. Puis migration, redirections, certificats, vérification des sauvegardes, et surveillance renforcée pendant les premiers jours.
La passation et le suivi
1 semaine, puis selon contrat
Formation de vos équipes, documentation écrite, transfert des accès à votre nom, enregistrement vidéo de la prise en main. Trente jours de garantie corrective. Ensuite, maintenance mensuelle si vous le souhaitez — mais ce n'est jamais imposé.
Principes
Six règles que je m'applique
Tout ce qui compte est écrit
Une décision prise au téléphone est une décision qui n'existe pas. Après chaque échange important, un compte rendu en dix lignes. Ce n'est pas de la bureaucratie : c'est ce qui évite la conversation pénible du troisième mois.
Jamais d'effet tunnel
Deux semaines maximum entre deux livraisons visibles. Si un chantier de fond dure plus longtemps, je découpe autrement. Un client qui ne voit rien pendant six semaines finit par imaginer le pire, et il a souvent raison.
On mesure avant et après
Temps de chargement, temps passé sur une tâche, taux de conversion, nombre de demandes traitées. Sans mesure de départ, il est impossible de dire si le projet a servi à quelque chose, et on se contente d'impressions.
Le simple avant le malin
Une solution élégante que vous ne comprenez pas est une dette. Je choisis systématiquement l'option la plus lisible à qualité égale, quitte à ce qu'elle soit moins impressionnante sur le papier.
Aucune dépendance à moi
Code documenté, dépôt à votre nom, comptes à votre nom, procédures écrites. Vous devez pouvoir changer de prestataire du jour au lendemain. Je préfère qu'on continue ensemble par choix.
Je dis quand je ne sais pas
Sur un point technique inconnu, je le dis et j'annonce le temps nécessaire pour vérifier. Sur une demande que je juge inutile, je le dis aussi. Un prestataire qui n'a que des « oui » ne vous rend pas service.
Transparence
Ce qui fait vraiment dériver un projet
Les retards ont presque toujours les mêmes trois causes, et une seule dépend du prestataire.
Les contenus qui n'arrivent pas
C'est la cause numéro un, et de très loin. Le développement est terminé, la structure attend ses textes et ses photos, et le projet reste en suspens pendant six semaines. Je le traite en amont : le calendrier fixe une date de remise des contenus, et je propose systématiquement de prendre la rédaction en charge quand je sens que le point est à risque.
Le décideur qui apparaît en cours de route
Une personne qui n'a pas participé au cadrage découvre le projet à mi-parcours et remet en cause des choix validés. Prévention : j'identifie dès le premier appel qui devra donner son accord final, et je demande que cette personne soit présente à la validation des maquettes.
Le périmètre qui grossit sans qu'on le nomme
« Est-ce qu'on pourrait aussi… » est une phrase normale et saine. Ce qui pose problème, c'est de l'accepter sans chiffrer. Chaque ajout fait l'objet d'une estimation en temps et en coût, et vous choisissez : maintenant, plus tard, ou jamais. Le devis initial reste la référence.
Et de mon côté
Je travaille sur deux à trois projets simultanément, jamais plus. C'est ce qui me permet de tenir les délais annoncés. Concrètement, cela signifie qu'il y a parfois deux ou trois semaines d'attente avant le démarrage d'une nouvelle mission — je préfère l'annoncer que promettre une disponibilité que je n'ai pas.
Ce que j'attends de vous
- Un interlocuteur unique qui peut décider, ou obtenir une décision en 48 h
- Une réponse sous 3 jours ouvrés sur les points de validation
- Les contenus à la date convenue, ou l'accord pour que je les produise
- L'accès aux personnes du terrain, pas seulement à la direction
- Une franchise réciproque : si quelque chose ne vous plaît pas, dites-le tôt
En contrepartie : réponse sous 24 h ouvrées de ma part, respect des jalons annoncés, et aucune facturation surprise. Tout ce qui n'était pas au devis fait l'objet d'un accord écrit avant d'être engagé.
Prochaine étape
On commence par une conversation.
Trente minutes suffisent pour savoir si le projet tient debout et si nous sommes faits pour travailler ensemble.